Le cinéma comme art populaire
Le cinéma comme art populaire

Description
Cycle EUPRAXIE – Culture populaire et démocratie
Porté par Sandra Laugier, philosophe, professeure à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et spécialiste de philosophie des séries télévisées, le projet EUPRAXIE s’intéresse à la contribution des industries culturelles aux processus de résilience et d’évolution démocratique des sociétés. EUPRAXIE est un projet du programme national ICCARE pour le développement des industries culturelles et créatives.
EUPRAXIE propose au Théâtre de la Concorde les 22 avril, 16 mai et 4 juin 2025 un cycle sur culture populaire et démocratie, qui permettra de mettre en avant le rôle majeur de la culture populaire, des valeurs qu’elle transmet et anime, dans une période de fragilisation de la démocratie.
Le cinéma comme art populaire
Vous avez dit populaire ? Avec Arnaud Desplechin, Sandra Laugier, un échange modéré par Virginie Bloch-Lainé.
L’art peut-il être intrinsèquement populaire ? Comme l’avait noté Erwin Panofsky le cinéma compte pour nous parce qu’il n’a pas perdu contact avec un large public, contrairement à ce qui est parfois arrivé aux grands arts traditionnels. Ce caractère populaire du cinéma vient de son accessibilité à un large public et avant tout de son intrication dans nos vies. Le cinéma importe, comme les séries télévisées désormais, par la place qu’il a dans les vies ordinaires. « Aller au cinéma » transforme nos existences en éduquant notre expérience individuelle. Art démocratique donc, et démocratie du singulier.
Qu’est ce « populaire » qui qualifie le cinéma ? L’influence principale pour Arnaud Desplechin comme pour Sandra Laugier est le philosophe Stanley Cavell et son livre sur les comédies du remariage, A la recherche du bonheur qui fut décisif pour Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle). Le nouveau film, Spectateurs !, s’inspire d’un autre ouvrage de Cavell, La projection du monde, consacré à l’expérience du réel par le cinéma. Les comédies du remariage hollywoodiennes (comme New York Miami, Capra, 1934) sont à la fois des films populaires – au public immense et mondial – et des chefs d’œuvre essentiels. Reconnaître l’essence populaire du cinéma suppose de renoncer à la séparation entre art savant et art populaire se détourner de la question de l’auteur et de repartir de la compétence même des spectateurs. C’est tout l’objet du film.
« Le cinéma est un art impur ». Il utilise des mots communs et s’adresse à des gens communs. Le cinéma est à la fois un art et une industrie culturelle. Le reconnaître suppose de travailler la dimension ordinaire et commune de la culture, qui permet au spectateur de donner sens et de donner un avis, de revendiquer son expérience. « Dès qu’un film sort, que nous soyons savants ou ouvriers, nous avons tous un avis ».
C’est ce qui permet de rapprocher le cinéma des séries TV même s’il s’agit de formes esthétiques radicalement différentes.
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