Faire corps et imaginer
Faire corps, c’est imaginer. Imaginer ce que nous pourrions être ensemble demain, dans un monde traversé d’incertitudes. C’est repenser nos manières d’habiter, de partager, de vivre. C’est renouer avec le sensible, retrouver le goût du commun, et croire que nos différences peuvent devenir une force créative.
En novembre, le Théâtre de la Concorde propose trois rendez-vous pour explorer cette puissance de l’imaginaire collectif, pour inventer d’autres manières d’être au monde, ensemble.
Imaginer un monde sans inégalités de santé
Avec la soirée Battant·es
Alors que les inégalités de santé persistent et que la fatigue militante menace, Battant·es rappelle que la lutte contre le VIH est avant tout une histoire de solidarité, d’espoir et de communauté. Porté par l’association Vers Paris sans sida, cet événement célèbre les victoires collectives tout en reconnaissant les combats qu’il reste à mener. La soirée réunit artistes, militant·es, associations et allié·es autour d’un même objectif : battre le sida d’ici 2030.
Au programme : prises de parole inspirantes, stand-up, performances d’artistes engagés et battle de voguing entre la House of Comme des Garçons et la House of Telfar. Sur scène, des voix vibrantes comme Noam Sinseau, Lolita Banana, Lou Trotignon, Nadège 100 Gêne, Frieda ou encore le collectif Descendantes de Combattantes feront de cette soirée un moment à la fois festif et militant.
Car battre le sida, c’est bien plus qu’un enjeu de santé publique : c’est un combat pour la dignité, la liberté et l’égalité. Une soirée pour se rappeler que nous ne sommes jamais seuls dans la lutte, et que la force de chacun réside dans le collectif.
Jeudi 20 novembre à 19h30.
Imaginer une ville plus humaine
Avec le cycle Vers une ville sensible
La ville moderne, dominée par la vitesse et la standardisation, semble avoir oublié qu’elle est avant tout un espace de vie et de lien. Le cycle Vers une ville sensible propose de réinventer notre rapport à l’espace urbain pour en faire à nouveau un lieu d’émotion, d’attention et d’humanité.
Parrainé par Patrick Boucheron, président du comité d’orientation du Théâtre de la Concorde, et organisé en partenariat avec Pauline Marchetti et Jacques Ferrier du laboratoire Sensual City, ce cycle invite architectes, urbanistes, artistes, citoyennes et citoyens à repenser la ville non pas comme une machine, mais comme un organisme vivant. Une ville qui se ressent, se traverse, s’écoute, où la technique sert enfin l’humain, et non l’inverse.
La première rencontre sera participative : une séance de préfiguration ouverte à toutes et tous pour co-construire les axes de travail de cette démarche collective. Car repenser la ville, c’est d’abord repenser notre manière d’y faire corps, ensemble, dans la pluralité de nos expériences et de nos sensibilités.
Samedi 22 novembre à 19h.
Imaginer un futur plus désirable
Avec le Futur Festival
Et si on arrêtait de subir le futur pour redevenir ses auteurs ? C’est la promesse du Futur Festival, imaginé par Usbek & Rica et accueilli pour la première fois au Théâtre de la Concorde. Pendant deux jours, philosophes, scientifiques, artistes, humoristes, citoyennes et citoyens exploreront les grands défis de demain – du climat à l’intelligence artificielle – pour leur redonner un sens collectif et un horizon de désir.
Au programme : débats, podcasts, ateliers, lectures, procès symbolique et quizz futuriste. La réflexion se fera vivante, joyeuse, participative.
Le Tribunal des générations futures questionnera notre rapport à l’exploitation animale, tandis que des rencontres exploreront la mobilité, la solitude, ou encore la création face à la technologie. Le Futur Comedy Club et le Futur Quizz clôtureront le week-end dans une ambiance à la fois festive et réflexive, rappelant que penser le futur, c’est aussi apprendre à rire, à douter, à rêver ensemble.
Le Futur Festival, c’est un espace d’expérimentation démocratique où le théâtre devient laboratoire d’idées et de récits. Parce qu’imaginer l’avenir, c’est déjà commencer à le construire.
Vendredi 28 et samedi 29 novembre.
© Arthur Gau